„ Democracy is the theory that the common people know what they want and deserve to get it good and hard. ”
— Henry L. Mencken
 

Zdanenie a ekonomický rast

Minulý štvrtok som za zúčastnil v Paríži kolokvia, organizovaného Asociáciou pre ekonomickú slobodu a sociálny pokrok ALEPS a Inštitútom pre ekonomický a fiškálny výzkum IREF. Pri tejto príležitosti som si prevzal cenu IREF za stať o zdanení a ekonomickom raste. Prinášam príspevok, ktorý som tam predniesol.
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi d’abord de vous dire merci. Merci à vous, Professeur Garello et à l’IREF qui ont préparé ce concours auquel j’ai eu la chance et le plaisir de participer. C’est pour moi une expérience extrêment plaisante de visiter Paris et de participer à cette colloque exceptionelle.

Il est indispensable que j’exprime ma gratitude au jury qui a pris la décision de me décerner ce prix, un prix qui a pour moi une significaction et valeur toute à faites particulières, non seulement pour son montant qui n’est pas négligeable, mais aussi pour d’autres raisons. Particulièrement, le prix que je reçois aujourd’hui est pour moi un encouragement, une invitation à continuer dans mes efforts et dans mon travail de recherche et de refléxion.

Le thème du papier qui m’a valu ce prix, c’est fiscalité et croissance économique. C’est un sujet qui intéresse des économistes depuis le temps d’Adam Smith et c’est un sujet qui reflète extrêment bien la pertinence de la science économique en tant qu’outil intellectuel qui nous montre la voie vers la « richesse des nations. »

Le thème de cette conférence, la flat tax et la concurrence fiscale, c'est bien un sujet qui est extrêment raccordé avec celui de mon article. En fait, le papier qui m’a valu le prix que je reçois aujourd’hui fait partie d’un oeuvre plus large qui discute le sujet de la concurrence fiscale et croissance économique. Or la conclusion de ce papier n’est pas difficile à deviner – à mes yeux la concurrence fiscale est un moyen qui mène à une performance économique plus élévée. A mon avis, cela est dû principalement aux deux effets qui sont, depuis un certain temps, bien connus en théorie économique. Premièrement, la concurrence fiscale entraîne le déplacement du poids fiscal du capital vers des facteurs de production immobiles et vers la consommation, favorisant ainsi l’accumulation du capital et donc la croissance. Deuxièmement, la concurrence aide à baisser la recherche de la rente, le « rent-seeking » et le gaspillage des resources qui sont tellement propres aux finances publiques.

Il y a, on le sait, une certaine version de la concurrence fiscale au sein de l’Union européenne. Certains états-membres essaient d’attirer des investissements étrangers par diminution de leurs impôts sur le revenu des sociétés. Dans ce contexte, il est devenu maintenant un cliché de citer mon pays, la Slovaquie comme un example d’une politique fiscale favorable aux investissements et à la croissance. Ce cliché, comme tant d’autres, n’est pas entièrement correct. Il est vrai que le gouvernement slovaque a introduit la « flat tax, » une taxe générale de 19 pourcent sur le revenu des individus, des sociétés et aussi une TVA de 19 pourcent. En soi, cette réforme mérite d’être appréciée, le seul problème est qu’elle a été accompagnée d’une augmentation de taxes sur la consommation afin d’avoir un effet « neutre » sur les finances publiques. Et dans une situation où le gouvernement slovaque dépense chaque année presque 38 pourcent du PIB, moi en tant que contribuable, je préférerais de voir un effet non-neutre sur les finances publiques de mon pays ! Je préférerais donc de voir une diminution majeure des dépenses publique et je crois qu’il en est de même pour vous ici, en France. Mais si on laisse cet aspect de côté, on doit constater qu’une telle réforme sera en effet favorable à la croissance car la taxation du revenu, particulièrement du revenu de capital induit des distortions majeures.

Pour moi, la concurrence en matières fiscales est une concurrence qui devrait être louée. Je suis certain que cette thèse sera élaborée dans plusieurs présentations aujourd’hui, je me borne alors à annoncer la raison principale qui justifie ce point de vue. La concurrence fiscale est un processus qui force les hommes politiques à se comporter d’une manière plus responsable et à adopter des systèmes fiscales moins nocifs.

Mon désir est que cette approche vers la concurrence fiscale soit mieux apprécié, non seulement par les économistes, mais surtout par les contribuables. Si cette colloque aide à diffuser cette connaissance au public, je serai le premier à me réjouir.

Merci encore.
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